Quand la politique du logement rejoint les impératifs d’économie

S50 Censi-Bouvard

Depuis des dizaines d’années, les différents dispositifs d’investissement immobilier agitent la carotte de la défiscalisation. Si la démarche trouve preneur, vu le succès de la loi Pinel, elle est fatalement vouée à l’échec, de par même sa nature. Explications.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré la réussite de la loi Pinel – pour preuve sa prolongation jusqu’en 2016 -, la crise du logement n’est pas prêt d’être résolue. Ce n’est pas une question de moyens des particuliers (même si le pouvoir d’achat des Français à tendance à stagner), mais bien un problème de dispositif. En effet, la défiscalisation apporte certes des solutions aux ménages, mais de gros soucis aux gouvernements, quelque soient leur orientation.

 

La raison est simple : la défiscalisation immobilière, soit le fait de réduire les impôts des particuliers investissant dans l’achat ou la réhabilitation d’un logement. Ce système est voué à l’échec car quand d’un côté il permet aux Français d’acheter un bien immobilier, il creuse de l’autre le déficit de l’État. Là se trouve l’explication du silence entourant la plupart des dispositifs.

Le Pinel est l’exception

À l’approche des élections régionales, le gouvernement a multiplié les annonces en faveur de la construction. Prolongation du dispositif Pinel jusqu’en 2016 et refonte du prêt à taux zéro (PTZ+) ont accompagné la dernière semaine de campagne. La manoeuvre politique, si elle n’est pas franchement discrète, a le mérite d’exister. Elle disparaîtra tout aussi vite qu’elle a été annoncée après les élections.