L’immobilier de luxe français plaît aux milliardaires du Golfe

S4 Modèle Censi-BouvardLe marché de l’immobilier s’est enfin redressé en France en 2015, après des années de marasme post-crise. Et la tendance devrait se poursuivre tout au long de l’année 2016. Quant à l’immobilier de luxe, il est devenu une valeur refuge pour les investisseurs fortunés.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’immobilier comme ailleurs, le marché se divise schématiquement en deux mondes : celui de la grande majorité – qui cherche un logement pour y vivre ou une maison secondaire – et celui qui investit dans des logements hors de prix à la majorité. Dans ce groupe là, limité aux grandes fortunes, les prix atteignent des sommets parfois inimaginables. Ainsi, les biens à plus de 40 millions sont disputés par une très, très petite minorité.

 

Minorité fortement représentée par par une clientèle issue des pétromonarchies du Golfe : Dubaï, Qatar ou Arabie Saoudite. Sur les six derniers mois, ils se sont arrachés quasiment tous les biens situés au-delà de 40 millions d’euros dans la capitale française. Sans surprise, Paris regroupe la majorité des logements achetés et passe de la 10e à la 7e place du classement des villes les plus prisés des grandes fortunes du monde.

Le secteur se réveille après des années moroses

Si l’immobilier de luxe est un secteur à part, ne souffrant guère des crises à répétition, le marché plus “classique” s’est amélioré en 2015. Par les baisses conjuguées des prix et des taux tout d’abord, et par le succès des dispositifs d’incitation à l’investissement immobilier ensuite. La réforme du prêt à taux zéro – 40% du prix du logement couvert et ouverture à tout le territoire dans l’ancien sous conditions – devrait en outre permettre de soutenir la reprise.


Les professionnels de l’immobilier sont (presque) formels : l’environnement économique devrait rester favorable aux investissements dans la pierre tout au long de l’année 2016 : les taux devraient se maintenir aux alentours de 2,2% à 20 ans, même s’il faut s’attendre à des variations, et les prix ne devraient pas augmenter drastiquement dans les mois à venir. En France, l’immobilier ne profite pas qu’aux riches.