Le taux du PEL baisse

S5 Modèle Censi-BouvardC’est une certitude désormais établie, l’année 2015 a été franchement réjouissante pour le marché de l’immobilier. Les prix et les taux d’intérêt ont subi une forte chute et la loi Pinel a, enfin, séduit les investisseurs. Et alors que les Français venaient de regagner un peu de pouvoir d’achat, le taux du PEL vient de baisser de 0,5 points.

 

 

 

 

 

 

 

C’est à croire que le gouvernement a fait de la formule “Tout et son Contraire” une ligne de conduite. Après avoir annoncé en grande pompe la refonte du prêt à taux zéro afin de soutenir la reprise du secteur de l’immobilier, voilà qu’un arrêté commun des ministères des Finances et du Logement autorise la commercialisation d’un plan épargne logement (PEL) à 1,5%. Le taux était de 2% avant le 1er février.

 

Un changement de stratégie pour le moins étonnant, d’autant que le secteur de l’immobilier est l’un des rares à sortir la tête de l’eau. Après des débuts difficiles, la loi Pinel a trouvé son rythme de croisière : les mises en chantier de logements sont en hausse, même s’ils sont encore loin des niveaux précédent la crise de 2008. Les investisseurs sont revenus sur le marché, tout comme les contribuables plus “classiques”.

Optimisme dégradé

La réforme du prêt à taux zéro (PTZ) allait dans ce sens : augmentation de son assiette de financement de 20 à 40% du prix d’achat et ouverture à l’ensemble du territoire dans l’ancien, sous conditions de travaux. Le PTZ étant un prêt qui ne génère pas d’intérêt, y avoir recours permet de réduire sensiblement le prix global du bien. Les professionnels estimaient que ces modifications permettraient de booster les ventes.


Mais la baisse du PEL remets en cause cet optimisme. Le prêt épargne logement, qui comme son nom l’indique ne concerne que l’achat de logement, devient de moins en moins intéressant. Mis à part les contribuables fortunés, qui ont les moyens de sortir de grandes sommes d’argent, les ménages modeste cotisaient pendant des années grâce au PEL, espérant un jour devenir propriétaire. À 1,5%, son attractivité devient trop faible pour inciter les contribuables à épargner sur ce produit.